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Saint-Nicolas

Un chemin tracé
D’une souplesse affirmée.
Un taux élevé
De contemplation,
Dans un déluge
De sentiments complices
Qui s’entrechoquent,
Mais se combinent,
Qui se vouvoient,
Mais se complètent.
Apprendre à apprivoiser
Ce passé construit
Sur des bases périlleuses.
Se solidifiant
Au contact
De généreux talents.
Source éphémère
D’un regret tangible.

Transmissions d’utopies
Bercées par une inconscience méthodique.
Précieuse pour préserver
Cette originalité opiniâtre.
L’incantation d’un souhait
Qui se remémore sans cesse
Qu’il est bien réel,
Et bien ancré
Afin de se permettre
De s’épandre
Sur cette peau douce
D’une infinie constance.
Rien à déchiffrer,
Peu de temps perdu,
Aucunes craintes,
Quelques consolations
Et tant de retrouvailles.

Tu as su concevoir
Une aura moelleuse
Englobant tous ceux
Qui ont la chance
De s’en approcher,
Pour y trouver
Une consolation de jouvence
Et de tendresse.
Celle qui m’a permis d’avancer,
Sans trop de séquelles,
Et surtout d’éviter,
De nombreux obstacles amers
Dans une obscurité opaque,
A la faible lumière ambiante.
Les bras tendus,
Remplis d’attentes
Et l’âme ballante,
Remplie de déceptions.
Ta présence
A tout atténué.

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Terrasse condamnée

Une digue discrète,
Relevée,
D’une remontrance lointaine.
Un bien-être gênant
Découlant de conseils
Absolument pas assumés.
Cette complaisance honnête,
Source d’une souffrance
Inutile,
Et si mal camouflée,
Encore une.
Creuse ton gouffre,
Ou mon gouffre,
Et tu trouveras
Une once de perturbation
Dans un champ de vision,
Large mais écorché,
Epais mais subtil,
Fugace mais bien instauré,
Honteusement rassurant
Et pourtant établi.

Elle flotte
Comme une ombre,
Se pose
Sur ce que je préfère.
Trop de patience
Qui daigne m’apprivoiser.
De cette mélancolie,
J’en arrache ton aisance.
Je vole dans ta basse-cour,
La fait éclater
En mille couleurs.
Sens-tu ta crainte ?
Moi bien.
Ton esquive fugace
S’en approche tant.
Trop dérisoire
Pour que j’en tienne compte.
Cette amplitude
Trop démonstrative,
Une estimation,
Une approximation,
Tel est ton résultat.
Un avoir
Sans correspondance.
Une histoire
Sans moralité.
Une fable
Dont tu ne saisis plus l’impact.
Un passé
Qui ne convainc plus
Qu’un futur éprouvé.
Aucune gloire
Si ce n’est d’en sortir
Par la porte arrière.
La fierté,
C’est pour les inutiles
Qui se connaissent
Et se reconnaissent.
Tu te vides
De ce que je me remplis.

(Août 2016)

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Jalousie ambigüe

Te trouves-tu encore
En ce que j’ai à t’offrir ?
Devines-tu certaines ressemblances
Dans ce que je recherche
Et ce que je partage ?
Te souviens-tu de ton histoire
En regardant
Au plus profond de moi ?
Vois-tu encore
Les reflets de tes espérances
Dans les promesses que je te fais ?
Soulèves-tu encore
Les mêmes questions
En m’observant ?
Je devine une réponse,
Automatique et spontanée.
Pour ne pas te laisser
La deviner,
La laisser transparaître,
Je la dessine.
Bien avant toutes les esquisses
Que tu peux commencer.
Afin d’être certain
De kidnapper ton coeur
A nouveau,
L’enlever,
L’élever
Et le rassurer.
Je le fonds dans le mien
Et je le goutte
De la plus tendre des manières.
Pour essayer
D’en égorger tes peurs,
D’en supputer tes souffrances,
De les aspirer
Et les recracher
Sur ceux qui te souhaitent
De mourir d’attente,
De crever d’ennui.
Ceux qui ne t’ont dans le fond,
Peut-être sans s’en rendre compte,
Donnés que des miettes,
Des morceaux de ce que j’ai
Et déborde pour toi.
Toute cette tendresse coulante,
Cette façon de donner
Sans attendre,
Cette façon de recevoir
Sans demander.
Tout le rêve d’une vie,
De ta vie,
Que tes mains
N’ont que trop effleurées.

J’espère
Du plus profond de mon être
Et de la plus saine des façons,
Que tu connais par coeur
Ce que je te demande,
Que tu crois sans ouvrir un oeil
Ce que je te promets.
Et que tu envies
Toutes celles à qui je ne l’ai pas demandé.

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Bon anniversaire

C’est une occasion comme une autre,
Un essai,
Un moment,
Une volonté de transmettre
Un morceau de vie,
Un morceau de beauté,
Une fraction d’existence.
Essayer de ne rien changer,
D’accepter le meilleur
Et de continuer encore,
Jusqu’à un prologue,
Un avertissement de fin.
Savoir qu’il dure.
Sentir qu’il persiste.
C’est bon.
Une douce sonnerie.
Pas celle qui t’avertit du danger
Et te pousse à te cacher.
Mais celle qui assume
La lourde responsabilité
De t’encourager.

Voici ma demande,
Voici mon offre
Que je te livre,
Sincèrement.
Une esquisse dans ton tableau.
Notre oeuvre d’art,
La touche qui mélange
Tes couleurs aux autres.

Respire et prends
Ce dont tu as envie,
Ce dont tu as besoin.
Installe-le sur ton confort,
Assouvis-le
Et nettoie-le
Quand la poussière s’accumule,
Quand elle te bouche tes bronches,
Quand tu tousses en hiver.

Pas de tendances,
Pas de modes,
Juste une phrase,
Lourde,
Et qui vole pourtant.
Qui vole depuis longtemps.
Qui frôle parfois
La cime des arbres en automne.
Qui s’écorche
Sur les branches nues et brûlantes.
Mais qui se relève toujours
Pour embrasser le soleil de plus près.
Et contempler avec prudence
L’attirance des nuages gris.

C’est, dans le fond,
Un aveu sans fin,
Une échelle immense.
Sans ressentir la fatigue
De la gravir.

Merci pour ton tout.
Merci de devenir
Un espace d’aisance,
Une frontière de prudence,
Une arme de consolation,
Un chemin d’espoir
Et une chanson souple.
Une ouverture
Qui permet d’apercevoir
La lumière brillante
De l’autre côté,
S’en approcher doucement
Pour ne pas qu’elle s’échappe.
Et apprendre aux autres
Comment marcher
Sur du velours.

Quoi de plus important
Qu’un instant partagé
Avec ceux qui t’ont fait découvrir
L’ultime générosité.
Celle sans exemple,
Celle sans morale.
La plus simple,
Mais la plus rare.

Je la vis,
Je la chéris,
Et je la transmets,
Grâce à toi.
Merci.

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Oublier

La sensation de devenir
N’est qu’une maigre consolation
Lorsque celle-ci donne sa place
A l’amertume de l’éternelle défaite.
Une défaite infaillible,
Immanquable.
Je cherche à la peindre
D’une couleur écarlate
Pour prévenir les autres,
Pour m’alerter,
Lorsqu’elle re-pointera
Le bout de son nez.
Et j’attends,
J’attends la suite,
J’espère le tout,
J’envie le rien
En essayant d’accumuler l’impossible,
De trouver l’inabordable solution,
La vérité inapparente
Et incurable
Tellement elle blesse.
Mais elle est simplement pure.
Cette pureté agresse nos sens
De la façon la plus sournoise
Qui puisse exister,
Pour ne pas que l’on s’obstine
A la réfuter avant qu’elle n’apparaisse.
C’est l’unique façon
Que l’on a trouvé pour feindre l’emploi.
Le double emploi
Du temps conjugué
Et de l’encadrement inattendu.
Je n’oublie plus,
Je subis ma mémoire.
Je l’effacerai
En temps voulu
Lorsque plus rien ne tournera,
Que tout sera carré.
Lorsque les courbes du destin
Ne seront plus que des lignes droites,
Bien évidentes.
Tellement fatales
Que je ne tenterai plus
De me convaincre
Que je peux tout changer.
Une date,
Une sorte de repère ridicule,
Une trace à la craie
Que le vent va effacer,
Doucement.
Que les traces de pas
Vont subtilement rendre à la terre.
La mémoire que je pensais efficace.

Un changement oblique
Dans l’autre sens
En gardant un oeil
Sur le rétroviseur.
Toujours regarder derrière
Mais ne jamais se retourner
Pour être sur de contempler
Ce qu’on a cru apercevoir
Au risque de se prendre le mur
Qui se rapproche chaque fois
Que le regard s’absente.

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Retrouvailles

L’ennui de la solitude,
La maigre récompense de la tranquillité
Au prix de l’égoïsme
Me faisait croire
En une liberté sans nom,
Mais surtout sans horizon.

L’instant présent
Cerné par l’envie,
Par le gouffre du manque.
Je pensais être sain et sauf,
Que ma bulle,
Mon espace,
Et ma vitalité
Devenait de plus en plus opaque,
Inaccessible,
Que personne ne me reconnaîtrait.
En attendant encore quelques temps
J’y serais peut-être parvenu.
Atteindre cette transparence
Aux sentiments invisibles.

J’attends une douce violence,
Une perturbation saine,
Une tempête bénéfique,
Un courage aisé.
Et voilà l’inondation qui arrive,
Qui me remplit et m’envahit.
La fluidité m’accompagne.
Je suis fait pour flotter
Le long d’une rivière
Calme et parfumée de découvertes.
Mais je coulais profondément
En appréciant le goût de la vase,
En savourant l’obscurité
Comme un certain privilège.
Voici le privilège ;
Le bénéfice du doute
M’a conquis
Et me voilà reparti
Dans un tourbillon de sens.
La tête en chavire,
Le cœur essaye de suivre
Et le corps s’ennivre.

Je ne pourrai jamais exprimer
A quel point
Je te dois une vie,
Je te dois une foi,
Je te dois mes retrouvailles.
Celles d’un être et de ses sens,
De son for intérieur.

Le point de rupture
Etait proche,
Palpable,
Mais tu m’as englué
Dans ce que tu as de plus poétique et cohérent.
Cela me fonde à présent.
Le piège s’est transformé
En un besoin vital.
Tu existes
Et je me retrouve.

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Récolte tardive

Souvenirs diffus,
Mélancolie exutoire.
L’histoire est longue
Et le tracé est flou.
Sensations burlesques
Depuis une colline immergée
Dans une faille inondée
De copeaux,
Le restant éparse
Des façades de bois.
Le feu n’emporte qu’une épave,
Rien ne coule,
Tout flotte en surface,
Sur ces abus.
Comme une sentence vulgaire
Trop féroce pour en être salvatrice.
Le printemps ne reviendra plus,
Il laisse place à cet été amer.
Le froid me réconforte,
Preuve que rien ne s’introduit.
Un espace glacial
Pour en éloigner la quiétude
D’une volonté offerte.
Elle s’acharne mais ne change plus de bord,
Au contraire,
Enfin enfouie.
Les yeux entrouverts,
Sommeil léger.
Faïence d’une peau fripée par le temps
Emplit mon récipient d’eau saumâtre.
Point de vertiges,
Mon unique effet secondaire :
Le cynisme,
Un subterfuge qui trompe encore.
La masse est dense
Et ne semble rien pousser.
Devenir une fonction quelconque
A quoi bon ?
J’essaie de revenir
Mais la distance me semble improbable.
Etais-je si loin ?
Une conclusion abrupte,
C’est ce qui me plait.
A la recherche d’une souplesse
Chez autrui.
Palper le probable
Pour tenter une esquisse
D’un avenir manqué.
Et ce passé qui ressurgit
Dans une tendance complexe,
Un semblant de rédemption.
Probabilité d’un doute
Trompé par un espoir
D’y voir clair.
Une percée est attendue
Afin de déceler l’infime coquille,
La fragilité camouflée
Dans un épais brouillard.

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Illusion bipolaire

J’ai fait un rêve,
Une sorte de conte de fées,
Une dictée sans fautes,
Une correction parfaite,
Une note que je n’ai jamais eue,
Un sourire sur une souffrance,
Un masque sur une douleur.
Le réveil est inévitable,
Je le sais
Et je profite
D’avoir conscience
Que mes yeux sont encore fermés.
Je compte les étoiles
Qui fourmillent dans ma tête,
Qui me font danser
Sur une toile fine.
Je n’ai pas de délicatesse
Lorsqu’il fait noir.
Cette toile aurait déjà dû céder
Plus de mille fois.
Je feinte ne pas le savoir.
Que le songe va finir,
Que la lumière va changer,
Que les projecteurs vont s’atténuer,
Changer de cap,
Changer de couleur,
Et briller ailleurs.
Non,
Ils sont sur moi.
Tout le monde focalise.
Je n’éprouve plus cette gêne éternelle
De sentir la concentration peser sur mes épaules,
De sentir le vent qui arrête de souffler,
De l’entendre se taire
Lorsque je prononce ces mots
“Qui le supporte?”
Je m’attends à une réponse,
Sèche et cassante
Comme un bois usé,
Tombé depuis longtemps
Qui supplie qu’on l’évite,
Qu’on ne marche pas dessus,
Sans savoir bouger.
Par sa solide croyance,
Par la force de sa pensée,
Par sa simple volonté d’y croire.
En s’épuisant pour rien.
Etant donné que les yeux
Ne restent clos à tout jamais
Uniquement lorsqu’on est mort.
Je sais que je ne le suis pas.
Alors je prends mon temps,
Je savoure la manipulation
De mon cerveau ironique,
De mon espoir tranché.
Je m’appuie
Sur un mur qui n’existe pas
Mais que je sens présent,
L’espace d’un instant,
Et cela me soulage.

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Tête baissée

Tu n’en sais rien
Et je devine
Que le mépris s’installe,
Bien trop tard.
Il n’existe que par ta bouche,
Baveuse sur le reste
Mais le stress de se faire avouer
Par ceux qui t’entourent
L’assèche toujours avant de t’exprimer
Et tu n’en es que plus risible.
Tout se déforme,
Même tes yeux paraissent trembler.
Un nerf qui lâche,
Un dos qui se cambre
Dans un espace que tu exagères.
Une estime que tu signes
D’un trait tellement simple
Que la falsification
M’est aisée.
Mais j’aurais honte
D’essayer de copier
Une pâle représentation
De ce que tu espères pouvoir prendre
D’un monde que tu méprises
Et d’une propreté que tu négliges sans cesse.
Je ne vomis plus,
Je crache,
Ce n’est qu’un grumeau de plus
Sur ton visage dégoulinant.
Je ne suis pas le premier
A presque remettre
Le pus qui me hante
En découvrant ta laideur
Mais je ne vais pas me retenir
Comme l’ont fait les autres,
Je me laisse venir
Dès que tu détournes le regard
Et parfume ta chevelure
De débris séchés
Bien odorant
Et je m’éloigne vite
En constatant
Que tu ne t’en es même pas rendu compte.
La puanteur t’est familière
Et tu ne vois même plus
Que les plus prévenants
N’oseront jamais s’approcher
D’un déchet pareil.

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Navigation généreuse

Puis-je l’interroger
Sur ce qu’il essaie de devenir ?
Cette chimère persuasive.
Ou puis-je risquer
De lui transmettre,
Une nécessité d’illusion,
Un choix d’adverbe ?
Ma simulation de syntaxe
Résulte sur une dictée
Presque parfaite
Mais muette,
Que je ne noterai pas.
Intransmissible.
Une ode
Oubliée,
Ou mal étudiée,
Sur cette prononciation.
Stimulation complexe
D’une histoire âpre,
Grammaticalement abandonnée
Mais poétiquement soutenue.

L’aider à choisir
Dans l’ordre des choses.
Ces chutes calculées
Qui ne regarde
Que son existence
Et ses questionnements.
Une conséquence sophistiquée,
Comme une loi,
L’ordre des métaphores
Citées depuis des années
Mais déduites
Depuis peu.
J’investi
Son espace personnel
Afin de déduire
S’il est fait vœux
D’absorbance.
Une imagination débordante
Qui tente d’ingurgiter
Ce qu’elle en a espéré.

Tenter de deviner
S’il assume,
Si j’avoue,
S’il tente d’oublier,
Si je tente de détruire,
Cette sphère
Qu’elle lui a demandé
D’inventer
Mais que j’élabore
Depuis des lustres
Détruites du plafond commun
D’un horizon
Faussement fade.

Un fantasme
Dans une logique,
Qui m’indique,
Qui m’explique
Que faire semblant
Est d’une facilité déconcertante.

Abus de confiance,
Tu m’es redevable.
Je ne suis pas devin
Mais tes expectatives
Sont un gage
De rédemption.
Ma légitime défense
En est devenue trouble.

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Cordon désaccordé

Une entente peu cordiale
Un genre d’effluve nauséabonde qui explose
Laissant ces traces de doute
Partout où elle croise mon regard
Rien qui ne puisse avoir l’étendue suffisante
Pour atténuer
Ce qu’il me reste
De vertu
Cette porte de sortie de secours
Ce « juste au cas où »
Qui me donne cette impression
De marcher sur un nuage
Rempli de fausses ambitions
Toutes celles que tu tentes d’amoindrir
Depuis tant d’années
Aucune d’elle
N’efface ce qu’il me reste
De cette tension
Echarpée
Celle qui me demande
Chaque fois un peu plus fort
De résonner
Cette enfance complexe

L’écho avare
D’un chaos calculé
Faussement innocent
Et volontairement naïf

Une flèche décochée
A l’aveugle
Dans une cible oubliée
Une prise de risque constante
Comblée de culpabilité
Une requête traditionnelle
Une réflexion standardisée
Découlant
D’une obligation non conventionnelle
De quelqu’un qui en demande toujours plus
Trop
Une ambiguïté
Aux racines féroces
Que tu as vainement tenté
De mesurer
Sur ton échelle d’égoïsme
Tenté d’appréhender
Comme ta triste histoire
Celle qui t’endort chaque nuit
Et qui déborde
Dans mon puit sans fond.

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Phrasé substantiel

Mon apostrophe
Tombe sans se soucier
Dans ce qu’il te reste
De cette subordination inactive.
Ce lien inachevé,
Cette exclamation inerte,
Pire qu’un handicap,
Celui qui t’empêche
De t’exprimer clairement
Face à la normalité
Qui t’exaspère.

Une once de pitié
Ne parvient à sanctifier
La force de devenir
Ce qu’on a souhaité,
Mais elle remonte à la source.
Pardon,
Aux sources.
De cet environnement infâme,
Tu n’adaptes rien,
Tu t’y complais,
Pire,
Je m’y languissais.

Une redevance âpre,
Précieuse à tes yeux,
Lucrative aux miens.
Elle n’absout
Qu’une estime
De moi-même.
Celle qui feinte
Une supposition,
Une arrogance,
Une cime.
Il ne m’intéresse pas
De connaître
Ou même d’apprendre à reconnaître
L’aspect de cet horizon.
L’endroit intime
Situé quelque part
Entre toi
Et celle dont tu vantes
L’inéligibilité.

Tu l’as affirmé,
Elle est inaccessible.
Alors cesse de ressasser
Ces espoirs atones
Qui découlent
De tes songes éveillés.
Ma honte
Renverse ta pitié.
C’est un tout.
Cette bave
Ronge mon parquet.
Là où je glissais auparavant,
Je m’y prends les pieds aujourd’hui
Songes-y.

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Halte mensongère

Une emphase viscérale
Que tu imagines entretenir
Telle une névrose purulente
Une sorte d’étreinte visionnaire
Qui ne surprend plus
Les ombres
D’une aisance fade
Dévoilée de toute part
Peu de prétention ostentatoire
Peu de restes
L’affection tactile
Devient perfide
Avec l’usure habituelle
D’une avidité décontractée
Une sphère qui tangue
Sur un plateau oblong
Elle enterre ton inspiration
Qui ne satisfait
Que ton arrogance
Le tournis, te vante-tu ?
Il se terni
Par cette imprudence volontaire
L’exclusivité sensitive
Qui satisfait ces besoins
Tes indigences égoïstes
Dans une aire unique
Aux ambiances polyvalentes
Etanches
Qui ne laissent qu’entre-ouvertes
Les portes de cette stupeur
A l’énoncé rigide
D’un transfuge inexistant
L’illusion d’un acte
Epuisé depuis des lustres
Qu’une intime conviction
Soudoie les effluves
D’une époque évincée
De par elle-même

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Rotation gestative

Pendant que la surface tourne,
Il existe peu de mots.
L’emprunte souffre
D’une aura contradictoire.
La conclusion est épaisse.
Pire qu’un reflet opaque,
Une décision imprécise
Qui se fait mal,
Qui s’écorche.
Elle t’écorche,
Cette sphère illuminée.
Elle n’atteint qu’une partie infime
De cet espace restreint de ton admiration.
Une espèce inconnue
Déjà en voie de disparition,
Qui ne ressent
Rien de ce que tu éprouves.
Ton estime et tes frontières,
Embuées de cette faculté
Qui t’es propre,
Celle de se languir
Avec aisance et opulence
Dans un liquide qui déborde.
Une effluve
Que tu ne parviens plus à gérer.
Tu en as honte
Depuis peu.
Cette faible concentration
T’empêche d’analyser
Ce qui te ronge :
L’envie,
Et la fierté
Que tu assumes.
Ne t’étonne pas
Si le plaisir t’entaille.
Oh oui il t’entaille.
D’une cicatrice étroite
Où tes illusions
Te susurrent
Qu’il est grand temps
De céder la place
Aux intrusions.
Ce que tu pensais
Etre tes ennemis
S’avèrent n’être
Que des estomacs vides
Acides,
Et ignares.
Ils tentent de survivre
Ou du moins de faire
Un peu de bruit
Sur une autoroute inondée,
De déboires
Trop récurrents.
Sais-tu ce qu’il en est,
Lorsque tu tentes
De traverser
Cette aurore nauséabonde ?
Serre les fesses,
Et pense
Que tu es l’As
Du camouflage.
Que tu es l’As
De tes enfantillages.
Un patronyme
Dont tu as oublié l’origine.
Je m’ennivre
En respirant
Le souffle,
Proche,
De ce prédateur,
Qui ne m’impressionne plus.