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Virtuosité

J’écoute la mélodie,
Je rêve.
Je ne soupçonne plus.
Je ne remémore plus.
Mêmes les « bons » vieux temps
Me paraîssent délabrés
Maintenant que tu m’as ouvert les yeux.

Je me suis posé.
La tendresse m’enivre.
L’âpreté n’est qu’une couverture
Face aux obstacles tendus.
Les cernes se tarissent
Face aux coupables.
L’échine droite,
Le lobe frontal lisse,
Tous les plis sont histoires anciennes.
J’embrasse cette couverture de soie,
Je la laisse flotter avec ferveur.
Elle danse,
Elle est si légère,
Si bien dessinée.
Elle épouse mes formes
De bord en bord,
De sa matière douce
Et romantique.
J’ai l’impression de m’y fondre,
De m’y confondre.
Mon corps frissonne à chaque brise tiède.
Les portes sont fermées
Mais la température se rafraîchit
Pour donner envie de se couvrir,
De se blottir.
Ce n’est pas vraiment du froid,
Pas vraiment du vent.
C’est l’air nouveau
Qui remplace le vicié,
Le compresse.
Ce mouvement entraîne
Une sorte de bousculade des molécules anciennes.
On le devine.
C’est une sensation d’hydratation de peau
D’âme et de cœur.
Le cerveau ne fait que suivre
Et le corps se contente d’obéir.
La guérison n’existe
Qu’à faible dose de doutes
Et de patience aisée.

La prévention est une arme
Qu’il est difficile de manier.
On se coupe,
On se blesse,
Mais on se sent fort.

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