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Tête baissée

Tu n’en sais rien
Et je devine
Que le mépris s’installe,
Bien trop tard.
Il n’existe que par ta bouche,
Baveuse sur le reste
Mais le stress de se faire avouer
Par ceux qui t’entourent
L’assèche toujours avant de t’exprimer
Et tu n’en es que plus risible.
Tout se déforme,
Même tes yeux paraissent trembler.
Un nerf qui lâche,
Un dos qui se cambre
Dans un espace que tu exagères.
Une estime que tu signes
D’un trait tellement simple
Que la falsification
M’est aisée.
Mais j’aurais honte
D’essayer de copier
Une pâle représentation
De ce que tu espères pouvoir prendre
D’un monde que tu méprises
Et d’une propreté que tu négliges sans cesse.
Je ne vomis plus,
Je crache,
Ce n’est qu’un grumeau de plus
Sur ton visage dégoulinant.
Je ne suis pas le premier
A presque remettre
Le pus qui me hante
En découvrant ta laideur
Mais je ne vais pas me retenir
Comme l’ont fait les autres,
Je me laisse venir
Dès que tu détournes le regard
Et parfume ta chevelure
De débris séchés
Bien odorant
Et je m’éloigne vite
En constatant
Que tu ne t’en es même pas rendu compte.
La puanteur t’est familière
Et tu ne vois même plus
Que les plus prévenants
N’oseront jamais s’approcher
D’un déchet pareil.

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