Ma petite boîte
Je me languis
De toujours perdre
Ce que je retrouve.
C’est l’éternel déménagement.
Sauf que dans le coeur,
Les meubles ne sont pas légions,
Et une fois perdu,
Il faut racheter,
Tout remonter,
Tout rafistoler.
Devenir maître de la seconde main,
La première étant trop fatiguée.
Reboucher les tuyaux troués,
Ressasser les excréments
Qui bouchent les cuves.
Tirer fort sur la ventouse
Pour les revoir sortir,
Mais aussi retrouver
Le plaisir de tirer la chasse,
Et se sentir s’épurer à nouveau.
La javel pue le propre.
Les sols à rincer
Sont immenses,
Vides ou creux.
Tout dépend d’où l’on pense être,
D’où l’on pense écouter l’écho.
Dans sa maison
Ou dans sa boîte.
Ca pue le propre,
Oui, ça pue.
Pire que la saleté,
Parce que la crasse
A sa raison de puer,
Sa noble raison
D’avertir qu’il faut changer,
Qu’il faut nettoyer.
Mais le propre pue
D’une autre façon,
Vicieusement,
Prétentieusement.
Pour montrer sa fierté
Que plus rien n’est là,
Que tout brille
A s’en éblouir les yeux.
Autant les fermer
Et se boucher le nez.
Sortir pour inspirer et vomir
L’odeur du carton.
C’était une boîte,
Pas une maison,
Et j’en suis sorti.
Je me languis
De toujours perdre
Ce que je retrouve.
C’est l’éternel déménagement.
Sauf que dans le coeur,
Les meubles ne sont pas légions,
Et une fois perdu,
Il faut racheter,
Tout remonter,
Tout rafistoler.
Devenir maître de la seconde main,
La première étant trop fatiguée.
Reboucher les tuyaux troués,
Ressasser les excréments
Qui bouchent les cuves.
Tirer fort sur la ventouse
Pour les revoir sortir,
Mais aussi retrouver
Le plaisir de tirer la chasse,
Et se sentir s’épurer à nouveau.
La javel pue le propre.
Les sols à rincer
Sont immenses,
Vides ou creux.
Tout dépend d’où l’on pense être,
D’où l’on pense écouter l’écho.
Dans sa maison
Ou dans sa boîte.
Ca pue le propre,
Oui, ça pue.
Pire que la saleté,
Parce que la crasse
A sa raison de puer,
Sa noble raison
D’avertir qu’il faut changer,
Qu’il faut nettoyer.
Mais le propre pue
D’une autre façon,
Vicieusement,
Prétentieusement.
Pour montrer sa fierté
Que plus rien n’est là,
Que tout brille
A s’en éblouir les yeux.
Autant les fermer
Et se boucher le nez.
Sortir pour inspirer et vomir
L’odeur du carton.
C’était une boîte,
Pas une maison,
Et j’en suis sorti.
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