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Humilité

J’ai la force de croire
Que je peux recommencer.
Cette utilité de jeunesse
Me quitte souvent.
Déjà confirment les pessimistes,
Encore affirment les habitués,
Plus nombreux que les autres,
Qui arrivent à suspendre
Un collier bien trop serré
A leur cou gonflé.
Le sang se bloque dans la tête,
Le cerveau n’arrive plus à purger.
Les sentiments anciens
Se retrouvent complètement mélangés
Avec les nouveaux
Et la confusion n’en est qu’amplifiée.
J’ai au moins la chance
D’y voir plus clair
Mais de subir l’évanouissement
D’un afflux de sang soudain
Qui parvient de temps en temps
Sans prévenir.
Avec le temps,
On apprend à le contrôler
Et à le diluer dans le corps
Pour ne plus tout concentrer dans la tête
Mais essayer d’en relancer
Vers les membres plus instinctifs
Afin de coordonner
Les mouvements spontanés
Aux actes réfléchis
Sans se poser autant de question qu’avant.
Bonne chance !
C’est le travail de toute une vie
Qui ne fait que commencer
Pour affronter plus humblement
Les mises à plat
Qui ne font que nous remettre en question.
Arriver à se dire
La prochaine fois sera pire
Sans fermer les yeux,
Sans ressentir
La frustration du passé
Et tout laisser flotter
Dans un bain à l’eau refroidie,
Naguère chaude.
Frissonnant dans ce qui nous apaisait
Dévoilant notre pudeur
A cause de la mousse
Et son odeur exotique
De parfums impossibles
Qui a disparue avec le temps.

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