Course effrénée
Un cheval au galop
Que rien n’arrête.
Une secousse,
Trop forte
Pour retenir la faïence de valeur
Remplie de pièces plates,
Tellement fines
Qu’elles en deviennent tranchantes.
Elles nous blesseront tous.
A force de manipuler ces tentations
De nos mains,
L’érosion se crée
Mais le bruit animal
Se fracasse,
Déchirant l’humeur.
La fortune s’évapore enfin,
Le camouflage de la bonté,
Le choix falsifié
D’un bonheur de hauteur,
D’un bonheur de semence,
De grâce légère,
Obtenue dans les mouvements
Les plus maladroits.
Une sorte de récompense attendue
Pour un don d’hypocrisie,
Une générosité en lâcheté,
Uniquement de courte durée.
Les sangles du cheval ont lâché,
Il ne sait plus s’arrêter.
Il l’a compris à présent.
Alors il en profite
Et accélère
Pour faire chuter
Cette mascarade sur son dos,
Ce semblant de quelqu’un,
Ce paraître
Qui pense respirer la vitesse
Et transpirer le respect
Sans avoir de nausée.
Alors qu’il ne fait même pas partie
De cet inaccessible.
Il l’utilise c’est tout.
Pour s’en donner l’impression.
La chute n’en sera que plus douloureuse
Et le saut de l’ange pour se sauver
Avec les honneurs
N’en sera que plus dangereux
Voire impossible.
[...] 3 new strips Jeudi 17 Avril 2008 Posted by theaphex in Ecriture. trackback Course effrénée [...]