Cri chanté Dimanche 23 janvier 2011
Posted by theaphex in News.trackback
Fantasmes allégés,
Peurs évanouies,
Souffrances partagées,
Emotions soudaines et communes.
Tout cela exposant l’infini.
Une date sans limite,
Une année sans fin.
Un horizon que l’on touche
Sans s’en rendre compte.
Une frontière que je ne connaissais pas,
Que j’avais peut-être ignorée
Volontairement,
Inconsciemment.
Sorte de protection inutile
Qui devenait un mur épais,
Infranchissable.
Une prison aux allures
D’un salon confortable
Sans fauteuil,
Avec des barreaux souples
Aux fenêtres sans vitres
Et sans vue.
Une saison humide et lourde,
Un sous-bois épais,
Comme un été amer sans soleil.
Je m’y étais installé confortablement.
Je me retrouvais
Avec moi-même,
Seul être indifférent
A ce qui se passait dehors.
Vivant les yeux entre-ouverts
Pour ne pas être ébloui
Par la lumière extérieure.
Et sans doute
Pour protéger mon âme
De la poussière environnante.
L’atmosphère n’était pas à mon goût
Mais nous respirons le même air,
Vous qui prétendez tant
Et ressentez si peu.
Vous qui m’avez traîné
Devant une fatalité fausse,
Une religion créée,
Une forme modelée
Par vos mains sales.
Pleines de hontes camouflées,
Inavouées et recrachées sur les autres,
De peur de se découvrir.
Tout cela est loin.
Je ne subirai plus ce refrain.
Vous n’entendrez jamais la fin
De votre morceau préféré,
Votre inconfortable réalité,
Trop réelle.
C’est terminé.
L’aiguille lourde s’est bloquée.
Le disque est rayé
Et continue de tourner
Sur le passage que je préfère.
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