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Refuge maladif Lundi 31 octobre 2011

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C’est une obligation
Devenue force.
Il s’agit d’aptitude
A soutenir une cause
Qui n’est plus sienne.
Comme une douce lassitude
Qui me paraît bénéfique.
J’essaie d’y apporter un songe,
Un souvenir d’antan,
Une lamelle de tendresse
Qui s’évapore aussi vite
Qu’elle est apparue.
J’explique,
Je pardonne
Et j’accepte.
Mais il est un aspect
Que je réfute.
Un concept malsain.
Une forme suspecte
Qui me hante
Et qui me pousse à croire
Que je n’affabule pas
Et ne glisse pas
Vers une rédemption absolue.
Je n’ai pas à assimiler
Cette farce indigeste,
Je ne force plus le sourire
Depuis la nuit des temps.
Cela est complexe à appréhender
Soit,
J’en conviens.
Mes priorités sont immuables
Et fixées depuis longtemps.
Et mes dispositions à m’adapter
Sont plus que restreintes.
La génétique l’anime
Et partage avec le passé
Une partie de sa responsabilité.

Je feins le doute
Et m’y engouffre.
Un appât de certitude
Pour quelqu’un qui se croyait robuste.
La naïveté ne s’est jamais manifestée.
J’aurais du l’étudier
Pour tenter de l’appliquer.
Mais dans le doute,
Je préfère plonger avec tendresse
Dans une eau trop froide
Qui me tient en éveil
Depuis toujours,
En laissant les autres s’y languir.
Les muscles se paralysent
Par tant de placidité.
L’articulation des membres
Ne permet pas d’en comprendre
L’utilité et le sens.
Je m’enfuis seul
En emportant un unique remède,
Trop douloureux pour le transmettre,
Trop influent pour le partager
Et trop lourd pour l’effacer.
Je ne tente plus
De rejoindre un espace
Rempli d’amertume
Qui sent le regret.
Je l’ai digéré
Avec ceux qui m’entourent
Pour mieux le refouler
Et l’expulser.
Tout laisser pourrir
En simulant l’étonnement.
Mon cynisme
Est devenue rageur.

Qu’il est aisé l’égoïsme
Et qu’il est triste.
Rien de cela ne me correspond,
Je ne m’y sens pas chez moi.
Cela ne me délogera pas
De cet espace d’humilité
Et de cette générosité sans fin.
Mais qu’on ne m’y trompe pas,
Au final,
Je reprendrai ce qui m’est dû
Et à n’importe quel prix.

Oubli curatif Samedi 6 août 2011

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Qui es-tu pour oser le tenter
Il ne s’agit pas d’un affront
Mais d’une suspicion
Une attitude désinvolte
Une déflagration intense
Remplie de doutes acharnés
Ils m’enivrent sans cesse
Mais ils m’épuisent et me lancinent
J’obstrue les évacuations sommaires
Qui découlent des illusions
Mais tout continue de déborder
Alors je cimente
Ce sentiment de regret
Il m’étrangle mes envies
Et me fait passer d’une étape à l’autre
D’un bond trop fébrile
Qui me fait trébucher sans cesse
Sur les mêmes bordures
Trop visibles à mes yeux
Mais personnes ne le soupçonne
J’essaie pourtant de l’avouer
A une chaire offerte
Mais l’ouïe n’est pas assez fine
A moins que la parole ne soit trop brute
La nostalgie me dit-on
Sur un écran géant
Je réagis d’une manière puérile
J’obstrue les soupapes de sécurité
J’enferme la tempête
Dans un vice trop futile
Et relâche les brindilles séchées
Pour qu’elles se déposent sous ma faiblesse
En me prouvant
Que le mouvement n’est plus
Qu’une illusion nécessaire
Pour me mentir
Que je m’adapte
Et que les alentours
Me sont familiers
Je pensais fuir
Mais je n’en ai plus la force
Je voulais combler mes éclats
Mais je n’en ai plus le désir
Je préférais chasser le courage
Et il subsiste l’étincelle
Celle qui m’enfume
Me fait tousser de douleur
Essayer de la contourner
A quoi bon
Ternir l’espace clos
Qui me sert de crachoir
Afin d’y jeter discrètement
Ce qu’il me reste de vœux

On m’a entendu chanter
Mais il s’agissait d’un cri
Du corbeau envers son ennemi
Il paraît qu’il est là,
Tapis dans mes songes
Pourtant ce n’était pas un rêve
Hélas

Humilité constructive Samedi 14 mai 2011

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Transformes-toi,
Reviens et revois
Tous tes actes manqués,
Tes « pourquoi » et tes « comment ».
Mais n’espère rien
De cette bravoure
Faussement courageuse.
Apprivoise ton ego,
Mange-le,
Et vomis-le
Sur une nappe de satin,
Légère mais ancrée sur ta table.
Une bougie pour la tenir,
Eteinte mais fumante.
Ces souvenirs que tu retiens
Pour toujours,
Et depuis quand ?
Tu ne connais rien
De tes racines.
Tu crois
Et tu adaptes
Les paroles entendues
A tes agissements
Et à tes choix.
La somme de ta vie
N’est qu’une soustraction
De ce que tu rates
Et une multiplication d’occasions
De personnes que tu aimes,
Que tu hais,
Et tu te combines avec ça.
Ton être,
Ta manière,
Ton mélange
Que tu fabriques seul
En empruntant
Tout ce en quoi tu crois,
Ailleurs et ici,
Dedans et dehors,
Sans prendre les restes
Dont personne ne veut.
Mais le plat est léger
Et la faim grandit.
Quelqu’un devra se servir
A nouveau.
Reste poli
Et laisse les autres
Se rassasier avant toi.
Ils se gaveront
Et focaliseront ensuite
Sur le dessert.
Tu goûteras
La même recette qu’eux,
Alors à quoi bon se presser ?
Tu es déjà venu ici,
Toutes les odeurs sont similaires,
Tu n’as pas l’expérience
Pour te former le nez,
Attends le prochain jour,
Tu reviendras derrière eux.
Ce sera vide
Et tu pourras contempler
A ton aise
Ce qu’ils ne voient pas,
Leurs vies
Et non leurs illusions,
Trop larges pour être transparentes,
Qu’ils croient saisir
A pleines dents.
Tu apprendras
Comment te cacher
Derrière leurs expériences
En exposant ta lumière
Sur leur table de chevet
Et en nettoyant les restes
De leurs mets trop gras.

Pénible commémoration Mardi 5 avril 2011

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Il est des songes
Qui se répètent
Et se répètent,
Sans cesse.
Comme un mauvais refrain
Sans fin.
Un air nauséabond
Qui se retient,
Qui hante.
Il ne se sifflote pas,
Il se transpire.
Je tente de l’esquiver
Avec émoi.
Depuis combien d’années maintenant ?
Trop pour compter,
Trop pour s’en souvenir,
Trop pour le faire comprendre.
A quoi bon se faire comprendre ?
Une reconnaissance rassurante ?
C’est tellement futile
Que je ne peux compatir.
Il n’est pas question d’abandon ici.
Il est sujet de révérence.

Trace d’un passage fugace
Rempli de conscience
Qui se nourrit d’elle-même.
Il m’est impossible
De tourner le dos.
Je feinte essayer
De regrouper ce qui me reste de gratitude
Envers ceux qui ont essayés
Et n’ont réussi qu’à morceler mes horizons
Bien trop distants.

A tous ceux là je songe,
Nourris mes ulcérations
Et leur vomis ma putréfaction
En imitant leur dégoût.
Aucune de ces esquisses
N’atteint mon semblant d’existence.
Une fatalité ?
Probable.
Après tout,
Ce n’est qu’une route sinueuse
Aux dérives insurmontables.
Ils essaient de consoler
En me certifiant
Que leurs vies sont monotones
Merci.
Grâce à vous,
Aujourd’hui je parviens à en rire.
Par soucis d’humilité,
Je rectifie,
A en sourire.

Vous n’êtes rien sans leur devenir.
Vous subissez ce que je digère.
Votre entrée acide
Est mon dessert amer.
Je l’ai dégusté
Alors que vos naissances abruptes
N’en sont que les témoins innocents.

Il n’est qu’une chose que je transcende,
La souffrance de l’absence.
Un être qui ne peut exister
De par les requêtes incohérentes,
Comme une incompatibilité absolue.

Je serre contre moi
Ce qui me reste d’espace
En me contentant
Du peu que je récolte.

Mes leçons ?
Révisées depuis longtemps.
Le résultat ?
Toujours aucun diplôme.
Ce n’est plus une question d’espoir,
C’est un soucis de volonté.

Une fragilité masquée,
A défaut de fortifications solides.
Peu importe,
Rien n’empêche
D’y plonger mes fantômes
Et de feinter m’y plaire.

Trésor Vendredi 18 mars 2011

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Fermons nos bouches
Et cessons de pleurer.
Place aux autres
Qui tanguent sur le bord
Du précipice de nos paroles.
Notre temps de lamentation
Nous a été offert.
Il faut maintenant
Rejeter les dés
Et truquer les jeux
Pour passer son tour.
Honneur à celui
Qui trichera pour perdre
Sans aucun regret.

Toutes ces lumières éteintes
Aux interrupteurs introuvables
Nous font chuter
Sur des objets
Et dans des lieux
Que nous connaissons
Pourtant fort bien.
Mais une absence,
Un clignement de paupières,
Et le décor est changé.

Toutes ces portes
Trop espacées les unes des autres
Nous empêchent d’en garder
Plus d’une ouverte,
A cause des courants d’air.
Nous avons beau essayer
D’y coincer nos souvenirs
Pour nous permettre
D’en ouvrir deux à la fois,
Ceux-ci sont trop légers
Et s’envole,
Pour laisser ensuite
L’unique son
Du claquement sec.

Et ces fenêtres
Qui, pour se rendre utiles,
Grandissent un petit peu
Chaque jour,
Finissent par nous éblouir.

Il nous est alors offert
Des jumelles,
Pour mieux distinguer les détails
De ce qui est trop loin
Pour être expliqué.
Mais nous n’en devenons
Que plus malheureux
En nous apercevant
Que de si belles choses
Sont inaccessibles.
Et nous passons notre temps
A rêver en grand,
Alors que les plus belles choses
Sont si petites
Et si proches de nous.

Thérapie Vendredi 18 mars 2011

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Ne sens-tu rien venir ?
Le vent frais arrive.
Il perce
Les profondeurs millénaires
De nos sombres âmes,
Pessimistes depuis l’aube.
Enfin, la délivrance approche.
L’éclatement de ces fissures
Si étroites
Et si têtues jusqu’à lors.
Elles nous permettent enfin
De passer ce mur,
Inévitable de par sa taille,
Trop épais pour être brisé,
Trop haut pour être escaladé sans risque,
Et surtout trop long pour être contourné.
Il nous cachait ces merveilles,
Ces diamants écarlates.
Mais gare à celui
Qui s’en approche de trop près
Au risque de s’écorcher son âme de verre
A tout jamais.
Nous ne sommes autorisés
Qu’à les observer briller
Pour nous apaiser un instant
De nos souffrances obscures.
Enracinées depuis longtemps,
Si longtemps
Que la raison n’ose plus
Les regarder en face
Mais remercie de tout cœur
Ce somptueux vice.

Ne sens-tu rien venir ?

Le vent frais arrive.

Il perce

Les profondeurs millénaires

De nos sombres âmes,

Pessimistes depuis l’aube.

Enfin, la délivrance approche.

L’éclatement de ces fissures

Si étroites

Et si têtues jusqu’à lors.

Elles nous permettent enfin

De passer ce mur,

Inévitable de par sa taille,

Trop épais pour être brisé,

Trop haut pour être escaladé sans risque,

Et surtout trop long pour être contourné.

Il nous cachait ces merveilles,

Ces diamants écarlates.

Mais gare à celui

Qui s’en approche de trop près

Au risque de s’écorcher son âme de verre

A tout jamais.

Nous ne sommes autorisés

Qu’à les observer briller

Pour nous apaiser un instant

De nos souffrances obscures.

Enracinées depuis longtemps,

Si longtemps

Que la raison n’ose plus

Les regarder en face

Mais remercie de tout cœur

Ce somptueux vice.

 

 

Cri chanté Dimanche 23 janvier 2011

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Fantasmes allégés,
Peurs évanouies,
Souffrances partagées,
Emotions soudaines et communes.
Tout cela exposant l’infini.
Une date sans limite,
Une année sans fin.
Un horizon que l’on touche
Sans s’en rendre compte.
Une frontière que je ne connaissais pas,
Que j’avais peut-être ignorée
Volontairement,
Inconsciemment.
Sorte de protection inutile
Qui devenait un mur épais,
Infranchissable.
Une prison aux allures
D’un salon confortable
Sans fauteuil,
Avec des barreaux souples
Aux fenêtres sans vitres
Et sans vue.
Une saison humide et lourde,
Un sous-bois épais,
Comme un été amer sans soleil.
Je m’y étais installé confortablement.
Je me retrouvais
Avec moi-même,
Seul être indifférent
A ce qui se passait dehors.
Vivant les yeux entre-ouverts
Pour ne pas être ébloui
Par la lumière extérieure.
Et sans doute
Pour protéger mon âme
De la poussière environnante.

L’atmosphère n’était pas à mon goût
Mais nous respirons le même air,
Vous qui prétendez tant
Et ressentez si peu.
Vous qui m’avez traîné
Devant une fatalité fausse,
Une religion créée,
Une forme modelée
Par vos mains sales.
Pleines de hontes camouflées,
Inavouées et recrachées sur les autres,
De peur de se découvrir.

Tout cela est loin.
Je ne subirai plus ce refrain.
Vous n’entendrez jamais la fin
De votre morceau préféré,
Votre inconfortable réalité,
Trop réelle.
C’est terminé.
L’aiguille lourde s’est bloquée.
Le disque est rayé
Et continue de tourner
Sur le passage que je préfère.

Complexe assumé Lundi 27 décembre 2010

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Etrange demeure
Que cette place imberbe,
Vide de tout sens
Et de toute demande.

Rien ni personne n’ose
Perturber ce calme insoutenable.
Il ne se retient pas,
Il s’impose
Tel un mur de glace
En plein désert de sentiments abrupts.

Nous ne voyons que son apparence,
L’extérieur,
La surface.
L’intérieur
Mets du temps
A être assimilé.
Il faut creuser le pudique
Pour le rendre public.

Il feinte le savoir,
Se démasquer,
Mais nous sommes trompés
Du début à la fin.

Pas de gagnants
Dans un jeu sans mise,
Sans but
Mais obligatoire.
Alors choisissons le bon numéro
En assumant notre perte,
En se taisant,
Pour mieux apprendre de la défaite.
Plutôt que la léguer
Hypocritement
Et discrètement
Aux générations à venir,
Comme un vieux tabou
Que tout le monde partage.

Un jour,
Lorsque nous aurons du sens
Et le sens de la parole
Pour l’exprimer bien haut,
Nous pourrons enfin
Rougir sans nous retourner
Et accepter les offrandes
Que nous transmet la honte.

Cruauté de s’apprendre (2004) Lundi 27 décembre 2010

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Ton regard s’évanouit
Et s’épuise
Sur mes frontières.
Mes lignes sont trop prolongées,
Sans fin,
Sans ta fin.
La mienne est trop éloignée
De ton univers
Et de toi.

Tu as suivi ce chemin
Mais n’as pas atteint
Ce but dont je parle
Sans relâche.
Tu n’as trouvé
Que la suite
De tous mes rêves
Qui se cumulent.
Ils te paraissent
Coincés dans mes tentatives
De trouver mieux
Et de faire plus.

Tu sens ce vent ?
Celui qui me réchauffe.
Celui qui te glace.

Pourquoi l’effroi
Sort-il si tôt
Quand on se connaît enfin ?

Partage viscéral (2004) Lundi 27 décembre 2010

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Le doute n’est que mépris,
Et l’envie n’est que passagère.
Mais la force persiste,
Comme elle maintient les continents
Et les gens malgré eux.
Les sentiments nous surplombent
Alors que nous tentons de les survoler,
En vain.
Rien ne sert d’essayer de comprendre
La certitude des autres
Tant que nous seront voués
A rester éloignés
Les uns des autres.
Trop épris de sa propre personne
Pour apprendre à négliger,
Ne serait-ce qu’une seule fois,
Notre perfection intouchable
Qui nous borne
Dans la mauvaise direction.
Elles ne sont pas nombreuses,
Que deux voies à choisir:
Vivre seul
Ou vivre pour les autres.
J’ai choisi,
En méconnaissance de cause.
Apprendre à se fondre
Dans un soit disant
Bien être social
Ne m’intéresse pas.
Il ne s’agit que d’hypocrisie
Camouflée mais démasquée par tous.
Le bonheur ne s’atteint
Qu’en portant de l’importance
Non pas à ce que nous créons
Mais à ce qui nous crée.

Simulation Lundi 15 novembre 2010

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L’arc se tend,
La corde est sur le point de rompre
Et la flèche menace de ne jamais se lancer
Mais le doigt ne tremble pas,
Le mouvement est fluide.
Il épouse le corps.
Il prolonge la pensée
Et ne questionne plus
La conscience.
Le geste est devenu
Le reflet de l’âme.
Il se termine
Comme il se doit.
La vitesse est fulgurante.
Tellement nette
Que l’air ne la supporte pas,
Que les alentours vibrent,
Que la perspective
Se trompe
Dans ses croyances.
La cible est simple
Et inévitable.
La pointe te transperce
Tellement vite
Que tu n’as même pas le temps
De demander pardon,
De supplier de dissimuler.
Une fois encore,
Ta transparence est évidente,
Tellement dévoilée
Ou plutôt si mal cachée
Que la flèche n’entame
Aucune douleur.
Le vide est fade,
Le connu est triste,
L’évidence terrifie,
La certitude attriste.
Même si j’ai toujours cru
Qu’elle me réconfortait,
Je me suis trompé,
Sur tout,
Sur l’objectif,
Sur ma force
A tendre l’arc.
J’ai mis le temps
Mais j’ai réussi à lâcher la main
Qui se forçait de retenir
Les humeurs destructrices.
Elles filent dans l’espace
Et Sont lâchées au plus offrant.
Comme il est simple
De charmer une pensée furtive
Mais il m’est impossible de la garder,
De la contenir.
Tout tremble aujourd’hui,
Le sol aussi.
Je ne cours plus.
Je n’ai pas envie de marcher,
Pas en ce moment.
Alors je sautille.
Je fais du surplace,
Moins épuisant que la course
Mais plus bruyant.
J’essaye de le faire discrètement
J’y parviens de temps à autre.
Bientôt constamment.
Et je me reposerai
En feintant envers tout le monde
Que je dormais depuis tout ce temps.

Eternelle tentative Mercredi 20 octobre 2010

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Je n’étreins plus personne
Dans ma danse solitaire.
L’espace vide se morfond
De ne sentir la chaleur
D’une entente cordiale.

La tension s’agrémente
De faits et gestes maladroits.
Une pensée furtive
D’un monde tendre
Est toujours l’obsession,
Mais que dire en face d’un tel vide.
L’écho me revient trop violemment.
Mes membres sont endormis,
Faute de rester statique.
Je n’ai pas assez tiré,
Du moins pas assez fort,
De peur de briser un lien,
D’étouffer un geste trop timide.

Je ne rougis qu’avec mes songes amers,
Rien de vicieux,
Simplement difformes,
Non conventionnels
Et acharnés.

La raison est loquace,
Directe.
Je tremble de froid,
J’aime cette sensation,
Elle m’inspire depuis toujours.
Je l’assume pleinement.
L’explication est sournoise,
Les obstacles constants
Nous font chuter lourdement
Le nez en avant
Dans un avenir deviné.

Il suffit de s’arrêter un instant,
Réfléchir aux appâts utilisés
Contre notre maigre récompense.
La persuasion n’est qu’un essai
Pour dompter des animaux trop avides de pouvoir.
Les tentations permanentes
Bercent nos nuits.
Nous nous taillons nos dents
Sur nos jouets négociés
Et sur nos atteintes à la pudeur.

Un coup d’escrime,
Un genre d’esquive
Pour faire mouche
Là où ça pique.
La plaie se referme sans cesse
Et la cicatrice est purulente.
Un liquide nauséabond
Qui sème la terreur
Et maintient l’ennui
Pour modeler tout le reste.

Subir l’arc-en-ciel Mercredi 20 octobre 2010

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Ce n’est pas le rouge
Du magnifique coucher de soleil
M’apaisant dans tes bras.
Mais plutôt le rouge de la honte,
Celui qui me donne envie
De me cacher
Derrière des portes trop fines
Pour être suffisamment opaques.

Ce n’est pas le vert
Du splendide pré humide
Qui me donnait des envies
De plonger vers un idéal
De douceur d’été torride.
Mais le vert
De la nausée
Que j’ai du mal à retenir
Devant ce spectacle lamentable
Et éternel
Qui me frustre.

Ce n’est pas le jaune
De l’or saturé
Des bijoux que j’offrais
Sans en admirer l’éclat.
Mais le jaune
De la morve
Qui me pollue le nez
Tellement j’ai froid.
Je n’ai que trop de mouchoir
A remplir
Pour que tu en supportes
L’odeur et l’espace.

Ce n’est pas le blanc
D’une pure robe de mariée,
Chose promise,
Chose due.
Non,
C’est le blanc du vide,
La page blanche,
La panique,
La solitude devant rien,
Le souffle court,
Silencieux
Devant toi.

Ce n’est pas le bleu
Des songes aimants
Et ailés
Qui nous emportaient
Loin et encore plus loin.
C’est le bleu
De la mer
Remplie de larmes
Dans lesquelles je me noie.
Je ne produis plus de sécrétions,
Je les ingurgite
Et elles m’étouffent.

Ce n’est pas le noir
Qui t’allait si bien
Qui te rendait humble
Et discrète.
Mais c’est le noir
De la nuit,
De la fin,
De la mort.
Ce n’est pas la fin du tunnel,
Nous sommes en plein milieu.
Le bout est un mur
Et le début est trop loin.
Il n’y a pas d’issue
Et qu’une seule voie.
Nous sommes dedans
Depuis le début
Et jusqu’à la fin.

Pour ceux qui m’ont demandés de le publier Mercredi 6 octobre 2010

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C’est une exploration.
Une offrande secrète mais avouée.
Une appréhension me fait comprendre
Que je ne peux partager quelque chose
De si beau,
De si doux,
De si tendre.
Je le garderai pour moi.
Un égoïsme bénéfique
Pour une fois.
Penser aux autres
Est un chemin construit,
Une éducation transmise.
Rien ne sert de changer de voie,
Il ne s’agit que d’une étape.
Je chanterai en silence,
Chuchoterai une espérance
Dont personne ne saisit le sens.
Juste effleurer l’essence
D’un moment agréable
Que nous laissons transparaitre.

Face aux questions,
Face aux envies
Il faut dire oui.
C’est le meilleur moment pour le prononcer.
Nous en saisissons l’importance.

La direction suivie
Ne dépendra pas des humeurs.
L’impact est prononcé,
L’ivresse est assumée
Et le temps nous comblera
D’une sagesse trop étrangère.

Apprécions les différences
Et souhaitons-les à quiconque
Comblera le manque de ses envies
Avec la passion suffisante
Aux souvenirs futiles
Qui construisent un être et une vie,
Mais surtout fondent les structures
D’un caractère commun.

Cette harmonie patiente et salvatrice
M’émeut de toute sa splendeur.
J’étends ma recherche
Envers tout ce que je peux accepter.
Je transmets cette générosité
D’une force saine et fluide.
Ecoute cette mélodie.
Je rêve,
Ou du moins j’en rêvais.

Je ne soupçonne plus,
Je ne remémore plus,
Mêmes les bons vieux temps
Me paraissent délabrés
Maintenant que tu m’as ouvert les yeux.

Qu’est-ce que je suis bien.
La tendresse m’enivre.
La dureté n’est qu’une couverture
Face aux obstacles tendus.
Les cernes se tarissent
Face aux responsables.
L’échine droite,
Le lobe frontal lisse.
Tous les plis sont histoires anciennes.
J’embrasse cette couverture de soie
Je la laisse flotter avec ferveur.
Elle danse,
Elle est si légère,
Si bien dessinée.
Elle m’enrobe toujours mieux
De cette matière douce et lisse.
J’ai l’impression de fondre en elle,
Que mon corps frissonne à chaque coup de vent.
Les portes sont fermées pourtant
Mais les courants d’air sont là,
Température fraiche,
Pour se donner l’envie de se couvrir,
De se blottir.
Ce n’est pas vraiment du froid,
Pas vraiment du vent,
C’est un air nouveau,
Qui remplace le vicié,
Le pousse dehors.
Et ce mouvement entraîne
Une bousculade de molécules anciennes.
On la sent.
C’est une sensation d’hydratation
De peau
D’âme et de cœur.
Le cerveau ne fait que suivre
Et le corps se contente d’obéir.
La guérison n’existe
Qu’à faible dose de doutes
Et avec patience aisée.

La prévention est une arme
Qu’il est difficile de manier.
On se coupe,
On se blesse
Mais on apprend
Et on se sent fort.
Tout était bien là
Et tout est revenu,
Tout…
Grâce à toi.

Virevolte Dimanche 19 septembre 2010

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Personne,
Rien,
Et pourtant une multitude
Bien rangée,
Fixée,
Une colonie.
La profusion
Entame le manque.
Le vouloir,
Conséquence de l’avoir.
Le pouvoir,
Force malsaine du savoir.
Mais toujours
Devient trop peu,
Et la volonté
Nous tourne le dos.
L’aigreur en face
De l’ignorance.
Unir les conséquences
Du doute,
Transformer les solutions
De la certitude,
Espérer atteindre
Une seule réponse
Concluante
Et différente.
C’est déjà être là-bas
Plutôt qu’ici.
Un ailleurs
Plus qu’un revers.
Un inconnu
Sans mémoire,
Le vrai vide,
La vraie puissance
Sans fondements,
Destructrice et divine.
Une impression
De ne plus être
Mais de paraître.
Une peur
Qui ne se contrôle pas.
Une vision
Limitée.
Pas un « mais »
Encore moins un « si »,
Un vrai « je »
Qui ronge.

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